Menu

Service client : Anne-Laure et Alexandre au 05 63 51 18 26

mail

Violon



Par ordre décroissant
Par ordre décroissant

Cliquez sur les images pour voir tous nos produits Violon




Instrument roi du quatuor à cordes, le violon fascine depuis des siècles, il est un des symboles de la musique dite classique et il a été la source d’inspiration de bien des morceaux d’anthologie.

Instrument complexe par son jeu comme par sa construction, le violon est le fruit du travail et du savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier. Pour autant il n’est pas nécessairement synonyme de luxe inaccessible : Violon.com sélectionne des instruments de qualité pour tous les niveaux et tous les budgets et effectue tous les réglages nécessaires pour vous procurer un violon prêt à jouer.

Ainsi notre boutique violon propose un large choix d’instruments qui conviendront aussi bien aux débutants souhaitant faire leurs premières armes sur des violons d’étude qu’à des musiciens professionnels qui désirent trouver un violon d’exception conçu par des luthiers renommés. Violons acoustiques ou électriques, pour les enfants ou pour les gauchers, tous les violonistes trouveront l’instrument qui leur convient grâce à une large gamme allant du violon de fabrication chinoise à l’instrument sorti des ateliers d’un luthier violon. La boutique violon propose également tout un choix d’accessoires dédiés à la pratique du violon : de la colophane aux archets en passant par les étuis et les cordes, les sourdines ou encore les épaulières. Spécialisée dans la vente et la préparation des violons, la boutique violon de Crystal Lutherie avec son vaste catalogue est la boutique privilégiée du violoniste exigeant.

Nous disposons aussi de plusieurs articles faisant office de guide sur le violon que vous pouvez consulter ici.

Approche du violon

 

Les amateurs de musique ne peuvent s'intéresser à elle sans un jour se pencher sur le violon, un instrument assez récent dans l'histoire comparativement aux percussions notamment. Car malgré cette relative jeunesse il occupe une place privilégiée au sein des instruments à cordes. Il a peu évolué depuis le début de son histoire et garde pourtant une part de mystère et une attractivité certaine.

 

Issu d'une longue tradition d'instruments à cordes, le violon se distingue rapidement par la complexité de sa conception. C'est pourquoi plus que pour un autre instrument, certains des artisans qui en ont fabriqué ont laissé leur nom dans l'Histoire, à l'instar d'un Stradivari auréolé de gloire. Le rôle de ces artisans, appelés luthier, est fondamental tant pour la fabrication du violon que de leur entretien, et éventuellement leur réparation.

 

L'instrument est délicat, depuis son apparition il se fabrique de façon complexe, mêlent plusieurs éléments quoi jouent sur l'harmonie des sons qui en sortent. Aucun détail ne peut être laissé au hasard sous peine de déséquilibrer tout l'ouvrage. L'archet par exemple, l'élément à utiliser pour aller frotter les cordes du violon, fait l'objet d'une attention particulière par un professionnel spécialisé dans cette partie. Et la compétence du luthier ne fait pas tout, le type de matériaux utilisés est prépondérant, même si ce paramètre est pris en compte par les artisans experts. Il est important de connaître la composition d'un violon pour en comprendre le fonctionnement, et mieux appréhender son équilibre au moment de jouer. Son élégance en tant qu'objet n'est pas qu'esthétique, c'est également lié à la capacité de l'instrument à jouer une large gamme de styles et à des volumes bien différents. C'est pourquoi, selon son usage, le violon a besoin d'être appréhendé dans un certain degré de détail.

 

Même si le violon a l'image d'un instrument de musique classique, son registre est bien plus étendu, et pas seulement du fait d'utilisations récentes. Si elles sont capables d'évoquer la nostalgie, les cordes du violon s'adaptent aussi à des mélodies rythmées, à des tons joyeux et à des sonorités d'inspiration populaire. L'adaptabilité du violon, malgré l'aspect très strict de sa conception, est probablement à l'origine de son succès autant dans le temps que géographiquement. Plusieurs continents ont adopté cet instrument pour leurs musiques traditionnelles, l'adaptant parfois au travers de quelques modifications mais en gardant son esprit. Simplement en Europe, on le retrouve ainsi de l'Ecosse à la Turquie, et depuis la Suède jusqu'en Espagne.Et l'importance du violon dépasse le simple cadre de la musique. D'autres formes d'art comme le cinéma se l'est approprié pour ses trames musicales, où sa puissance évocatrice est très utile.

 

La conception d'un violon

 

Voilà maintenant près de six siècles que le violon est apparu dans le paysage des instruments de musique, sans jamais en disparaître. On considère en effet qu'il naît au début du 16ème siècle dans une région du nord de l'Italie, même si des instruments de forme similaire apparaissent précédemment sur d'autres continents. Il est assurément l'œuvre d'un luthier, s'inspirant d'instruments préexistants d'inspiration occidentale, comme la vièle, ou même arabe avec le rebec. Néanmoins, malgré sa grande similitude la viole de gambe ne fait pas partie des instruments à partir desquels a été conçu le violon.Assez rapidement populaire, le violon s'installe sans écueil dans le panorama musical de son époque. C'est même moins d'un siècle après son apparition qu'il adopte sa forme définitive, sous laquelle on le connaît encore de nos jours.

 

Les différents éléments

 

Le violon propose un aspect plutôt élégant mais qui correspond avant tout à des impératifs musicaux. C'est un instrument à cordes, qui tire donc ses sonorités des vibrations émises et amplifiées par une petite caisse de résonance. Sa particularité, qu'il partage avec un petit nombre d'autres instruments, repose sur la nécessité d'un ustensile supplémentaire au violon car ses cordes doivent être frottées, et non pincées comme c'est par exemple le cas de la guitare. Cet objet qui frotte les cordes est désigné sous le terme d'archet.

 

L'archet se compose grossièrement de deux parties : 

 

  • Une généralement en bois ou carbonne : celle tenue par le violoniste

 

  • L'autre appelée « mèche » : celle qui va entrer en contact avec les cordes du violon

 

Dans le détail, ce sont pas moins de six pièces qui rentrent dans la constitution d'un archet. Ce dernier doit être à la fois solide et maniable, suffisamment léger pour s'adapter aux mouvements secs et rapides du jeu au violon. Le bois s'est donc historiquement imposé comme principal matériau utilisé pour les archets, même si aujourd'hui on trouve des alliages comme le carbone qui proposent des propriétés équivalentes. Et la mèche continue à être faite de crins de cheval comme à l'origine, malgré l'aspect rustique que cela revêt. Cette mèche en crin naturel peut toutefois être amenée à disparaître, des professionnels de l'instrument se penchant sur des brins synthétiques plus résistants à l'usure, un crin de cheval ne dépassant pas l'année pour les violonistes professionnels.

 

Le violon en lui-même est tout autant le produit d'une conception complexe. Ils se divisent en une quinzaine d'éléments identifiables, le manche, les touches, les ouïes ou la mentonnière pour les plus connus. A ces parties peuvent s'ajouter des accessoires de confort selon les goûts du violonistes, à l'instar de la mentonnière pour stabiliser le violon et ménager les muscles du cou, ou d'une sourdine permettant de jouer à volume réduit, auxquels s'ajoutent accordeurs et autres étuis qui sont chose courante pour un instrument de musique.

 

Quels matériaux ?

 

Le violon en lui-même est permis par l'assemblage de plus de quatre-vingts pièces différentes, essentiellement faites de bois. Or, à chaque partie correspond un type de bois selon ses caractéristiques et les besoins de la pièce.Quelques variations peuvent être apportées selon les préférences des luthiers, et les périodes qui agissent sur les propriétés des diverses essences de bois. Néanmoins on retrouve des généralités, posées très tôt dans l'histoire du violon et sur lesquelles s'appuient encore les fabricants aujourd'hui.

 

L'érable par exemple constitue l'élément le plus favorable aux sonorités et procure un matériel idéal pour le fond des violons. C'est la base de la caisse de résonnance. Plus rarement l'épicéa peut aussi être utilisé pour ses capacités supérieures en terme acoustique. A certains moments de l'histoire on aussi pu avoir recours à des bois locaux comme le platane, le peuplier, voire le saule. Ceux-ci n'ont été que des solutions de remplacement en cas de manque d'érable.

 

La partie dite table d'harmonie n'est pas du même bois que celle à laquelle elle fait face : le fond. A la place de l'érable on la fabrique en épicéa, justement pour magnifier les vibrations sonores étant donné que c'est à travers elle que s'échappe la musique. Parfois pour une question de coût le sapin le remplace et offre une alternative des plus convenables.L'endroit où le violon nécessite le plus de solidité, ça n'est pas dans sa structure même, qui doit rester assez légère pour la manipulation. Il s'agit des parties appelées respectivement cordier, touche et chevilles. Elles sont aisément identifiables puisqu'elles sont les plus sombres de l'instrument. La cause en est la nature de leur bois, de l'ébène pour la partie centrale du tronc qui approche le noir. Cette essence est à la fois très dense, très résistante, et facilement compatible avec les parties en érable du violon auxquelles il vient s'accoler.

 

Quant aux cordes, comme la mèche en crin elles étaient autrefois d'origine animale, faites en boyaux. A ce titre ceux de bovidés étaient privilégiés. Désormais il existe trois types de cordes en utilisation courante :

 

  • En synthétique
  • En mouton
  • En alliage métallique

 

Les cordes de mouton sont toujours présentes pour les plus passionnés, leur durée de vie étant la plus courte des trois possibilités.

 

Les cordes en alliage métallique ont été le logique aboutissement des premiers essais d'amélioration des cordes animales, qui s'étaient recouvertes de filaments de fer. Elles durent longtemps et leur son est pur, toutefois peu de violonistes y ont recours. Ceux-ci leur trouvent souvent des vibrations caractéristiques qui orientent discrètement mais notablement la sonorité finale. Les cordes synthétiques constituent désormais la solution la plus souvent choisies, en combinant durabilité, souplesse et neutralité. De plus, elles sont facilement accessibles car produites sans grande contrainte.

 

Concevoir et créer des violons, un métier

 

L'élaboration d'un violon relève de la responsabilité d'un luthier. Le terme même montre la filiation entre le violon et le luth, instrument connu de l'Europe à partir du 7è siècle et qui a popularisé les instruments à cordes.

 

Le luthier

 

Seul un artisan spécifiquement formé peut prendre en charge la conception de cet instrument, car il s'occupe de tous les aspects qui rentrent en compte. Du choix des bois jusqu'à l'accordage en passant par l'assemblage et la pose d'un vernis (ou non), il doit être expert dans chacun de ces domaines ayant tous leur part de défi. Pour aboutir à un violon satisfaisant il ne s'agit pas que de menuiserie, mais tout autant d'harmonie pour laquelle le luthier doit agir avec précision. Quasiment toutes les opérations s'effectuent manuellement, à l'aide de quelques ustensiles pour traiter le bois mais sans recourir aux machines. La fabrication actuelle du violon est donc peu ou prou la même que l'originelle du 16è siècle.

 

Le facteur d'archets

 

Les luthiers peuvent parfois s'occuper eux-mêmes de la fabrication des archets. Il est tout de même intéressant de remarquer que la conception de ces archets constitue un métier à part entière, appelé facteur d'archet. Cette profession s'affirme à la fin du 18ème siècle, donc assez tardivement par rapport au nombre et à l'ancienneté des instruments qui en ont besoin. Tout comme le violon l'archet a besoin d'un design pensé pour permettre une bonne tension du crin. Et il doit être conçu à partir de bois spécifiques également, bien que les essences nécessaires soient différentes pour préférer les bois compactes à l'élasticité.

 

Entretenir un violon

 

Bien évidemment, qu'ils soient luthiers ou facteurs d'archet, les artisans travaillant autour du violon n'exercent pas qu'au niveau de la conception. Ce sont vers ces artisans que le violoniste se tourne pour entretenir son instrument. Car celui-ci a besoin de soins réguliers pour préserver son état d'origine seul garant d'une sonorité pure. Bien des choses peuvent être faites par le violoniste, qu'il s'agisse de préserver son violon de la poussière, de l'humidité, ou pour le changement des cordes à regarder de près comme tout autre instrument de ce type.

 

Pour des dégâts plus importants, l'appel à un spécialiste est impératif sous peine d'engager l'harmonie au complet de son instrument. Si le bois même du violon est entamé, par un impact ou de l'usure, il est souvent possible de le restaurer. Si par endroit le bois du violon ondule, du fait de la tension permanent exercée par les cordes, un luthier va le rééquilibrer. Et assez souvent le vernis avec le temps perd de son lustre. Même si ça n'a l'air que d'une question d'esthétique, refaire le vernis de son violon est également une opération de préservation des sonorités de son instrument.

 

Luthier : le cas Stradivari

 

Histoire

 

Dans son histoire, bien que vite posées et rarement modifiées, les bases de la lutherie du violon ont connu des périodes fastes grâce à des artisans de renom. L'image de Stradivari à ce titre sort du lot. De la fin du 17è siècle jusqu'au premier tiers du 18è siècle il a fabriqué plus de 1000 violons désignés à partir de son nom, à savoir les stradivarius. Stradivari est de la troisième génération de luthiers italiens de Crémone, en ayant été l'apprenti d'un membre de la famille Amati. Ces artisans ont tant marqué leur époque par leur travail qu'on crut même un certain que c'était Amati qui avait inventé le violon. Stradivari a donc appris des meilleurs avant de travailler pour son propre atelier, au travers duquel tout comme les Amati il prodiguera son savoir à son fils, continuant ainsi la tradition de Crémone en lutherie.

 

Chose notable : une vague de peste s'est abattue sur cette région du nord de l'Italie à l'époque de Stradivari. Ce dernier n'a pas été atteint, mais certains de ses collègues y ont succombé. De fait il a n'a pas eu à composer avec autant de concurrence qu'à d'autres périodes de la ville.

 

Le secret

 

A par leur excellence, on sait peu de chose sur les spécificités des violons de Stradivari. Il a su adapter l'instrument à des besoins nouveaux en terme de puissance sonore, en allongeant le format du violon, ce qui lui a permis de s'émanciper des enseignements qu'il avait reçus. Toutefois ses œuvres les plus marquantes arrivent après cette période, alors qu'il était revenu à des tailles d'instrument plus communes. Pour expliquer la qualité impossible à reproduire des productions sorties de cet atelier, certaines solutions ont été avancées sans pour autant apporter de réponse claire permettant de saisir pleinement « la » spécificité des stradivarius. Pour certains, c'est la réputation d'un violon étiqueté stradivarius qui conditionne l'auditoire à le juger excellent, sans pour autant que ça soit véritablement différent d'un violon anonyme. 

 

Une influence conjoncturelle sur le bois, comme le climat de l'époque, un certain type d'insecticide médiéval ou encore le parasitisme d'un insecte sous l'écorce des arbres, a aussi fourni une explication. 

 

Le vernis est passé à son tour sous l'œil d'experts ayant soumis les quelques traces recueillies aux rayons ultra-violets et infrarouges. Pour finir, il s'est trouvé qu'à part son aspect digne d'une peinture d'artiste professionnel le vernis d'un stradivarius n'avait aucune incidence sur le son émis par l'instrument.

 

Ce qui est quasiment admis, c'est la grande application que veillait à mettre Stradivari dans toutes les parties du violon, et ce en soignant les détails. Il avait semble-t-il une approche très précise, mathématique même, du dessin de ses violons en y appliquant des règles géométriques strictes qu'il a su réitérer durant sa carrière.

 

Héritage

 

Aujourd'hui, certaines de ces pièces encore en état valent plusieurs millions d'euros. D'autres sont encore utilisés par des violonistes parmi les plus réputés, signe de la longévité de leur conception. Parmi le demi milliers de violons qui ont traversé les âges, les plus réputés ont un nom tout comme les œuvres d'art. Par exemple :

 

  • L'Emiliani
  • Le Viotti
  • Le Milanollo, utilisé par Jean-Sébastien Bach

 

Le plus fameux reste le Soil de 1714, considéré parfois comme le meilleur violon au monde, capable de résonner puissamment au moindre frottement des cordes, et actuellement possédé par un chef d'orchestre de réputation mondiale.

 

Le violon : un style, ou du style ?

 

La touche classique

 

Le style du violon est aujourd'hui surtout considéré dans sa dimension classique. Il a trouvé sa place dans nombre d'orchestres. De plus de grands compositeurs y ont recouru, de Vivaldi à Mozart en passant par Beethoven, Schubert ou encore Mahler. En effet, à partir de la fin du 16è siècle le violon va pénétrer le répertoire classique, et conquérir les publics aristocratiques (et même certains rois, notamment en France). Un musicien comme Lully, lui-même violoniste, a beaucoup œuvré pour installer l'instrument auprès de la cour royale de Louis XIV, qu'il fréquenta en tant que courtisan. C'est ainsi que le violon a été utilisé dans un style tragique, soutenant des représentations lyriques, et s'attachant donc à un style très classique. Parti d'Italie, le violon a ainsi conquis la noblesse tant de France que d'Allemagne, ce qui le rattache encore aujourd'hui à une certaine forme d'élitisme.

 

Une dimension populaire

 

Le violon est tout de même au départ utilisé de manière festive. Et cette origine s'est régulièrement retrouvée dans le parcours tant géographique qu'historique de l'instrument. Dans de nombreux pays de cultures pourtant différentes, le violon est connu pour accompagner les rassemblements populaires comme les fêtes paysannes. Pouvant se jouer debout, il permet une certaine mobilité du musicien que n'offrent pas tous les instruments, et le violoniste peut alors donner le ton aux danses en s'engageant personnellement.

 

On le retrouve dans les registres populaires tant en Scandinavie que dans les pays baltes, le Caucase, les zones latines, jusqu'au Maghreb et a même fait danser dans la péninsule indienne. Cette diffusion d'un registre populaire du violon a été favorisée par son importance auprès de deux populations d'émigration, les communautés tziganes et juives qui l'ont intégré à leur culture et l'ont répandu au gré de leurs pérégrinations.

 

Le violon aujourd'hui

 

Cette dualité entre identité classique et populaire est constatée encore aujourd'hui. Il continue d'être prisé par des compositeurs de musique classique, ce sont d'ailleurs les bases de l'apprentissage de tout jeune violoniste. A côté de cela on retrouve l'instrument dans de nombreux styles musicaux aussi différents les uns des autres. Le rap l'utilise, souvent associé au piano sur des morceaux amers où peut régner la mélancolie du violon. Le jazz également s'en est servi, notamment dans les groupes de musique manouches qui ont su tirer tout le potentiel d'improvisation du violon. Et dans le rock le violon apparaît, auprès de groupes aussi éloignés les uns des autres que Jefferson Airplane et Roxy Music.

 

Et en dehors de la musique...

 

Le cinéma ne s'y est guère trompé. Peu de films se sont penchés précisément sur le violon. Mais lorsqu'il y est présent, ça concerne autant des instants dramatiques, comme le violoniste du Titanic désirant continuer à jouer malgré le naufrage, que des passages festifs et dansant notables dans plusieurs œuvres d'Emir Kusturica.

 

Le violon semble avoir cette capacité, prisée par le septième art, de révéler un large spectre d'émotions. Il est vrai qu'elles sont souvent liées à l'idée de tristesse, au point qu'on a pu au cinéma tirer sur la corde jusqu'à produire l'expression « sortir les violons ». Ce terme péjoratif exprime tout de même toute la capacité de l'instrument à avoir un impact, même superficiel par rapport au propos qu'il image, rapidement sur l'auditoire en le conditionnant dans un certain état d'esprit. Cette sorte d'écho direct entre l'instrument et l'auditeur est probablement à l'origine d'un folklore qui veut que le violon soit généralement le jouet de démons et autres vampires, s'en servant pour envoûter le public en faveur de desseins malfaisants. Ce type d'histoires a beaucoup s'est beaucoup diffusée en Europe du nord au moment de la grande période de popularité du violon.

 
  En cours de chargement...